Les populations d’engoulevent augmentent dans le parc national des South Downs après des décennies de déclin

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Le parc national des South Downs a connu une résurgence significative des populations d’engoulevent, avec des chiffres doublant au cours des cinq dernières années. Les relevés écologiques ont recensé 78 oiseaux individuels et 109 territoires actifs en 2023, soit les chiffres les plus élevés jamais documentés dans les landes de plaine du parc. Ce rétablissement est attribué à des efforts de conservation ciblés, notamment à la gestion de l’habitat et à une sensibilisation accrue du public.

Un revirement remarquable pour une espèce insaisissable

Les engoulevents, connus pour leurs cris distinctifs au crépuscule, étaient autrefois en fort déclin. Entre 1972 et 1992, leur nombre a chuté de plus de 50 % en raison de la perte d’habitat due à l’expansion et au développement de l’agriculture. Les oiseaux sont classés comme “espèces ambrées” sur la Liste rouge des oiseaux, ce qui indique qu’ils restent une espèce préoccupante en matière de conservation.

Le retour de l’engoulevent n’est pas seulement une victoire pour la faune locale, mais souligne également l’efficacité des stratégies de conservation proactives. La South Downs National Park Authority (SDNPA) s’est concentrée sur la protection et l’expansion des landes de plaine, qui servent d’habitat de nidification essentiel pour ces oiseaux vivant au sol.

Une merveille migratoire et des mythes anciens

Les engoulevents sont de remarquables migrants sur de longues distances, parcourant chaque printemps près de 4 000 miles depuis la République démocratique du Congo pour se reproduire au Royaume-Uni entre avril et août. Leurs habitudes crépusculaires – émergeant au crépuscule pour chasser les insectes – contribuent à leur caractère insaisissable.

Historiquement, les engoulevents étaient entourés de superstition. Une légende bizarre affirmait qu’ils boireaient du lait directement de chèvre, rendant le bétail malade et aveugle. Ce mythe, répandu dans toute l’Europe, est probablement né de l’habitude des oiseaux de chercher des insectes à proximité du bétail.

La conservation collaborative porte ses fruits

Le rétablissement de l’engoulevent s’inscrit dans une tendance plus large de résurgence de la biodiversité dans les South Downs. La SDNPA signale également une augmentation prometteuse des populations d’alouettes des bois et de parulines de Dartford, démontrant que des efforts de conservation concertés peuvent produire des résultats tangibles.

Les gardes du parc ont joué un rôle crucial en engageant le public, en encourageant des comportements responsables tels que garder les chiens en laisse, éliminer les déchets et rester sur les sentiers désignés pour minimiser les perturbations des oiseaux nichant au sol.

Ce rebond prouve que lorsque nous travaillons ensemble pour protéger nos paysages naturels, la biodiversité peut effectivement rebondir. L’histoire de l’engoulevent nous rappelle que même les espèces confrontées à des défis importants peuvent se rétablir grâce à des mesures de conservation dédiées.