La lune bleue de mai se profile

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Demain, ça arrive. La Pleine Lune se lève et c’est une Lune Bleue. Cela ne veut pas dire qu’il est bleu, évidemment. C’est juste que c’est le deuxième cycle complet ce mois-ci. Deux Pleines Lunes au cours d’un même mois civil sont suffisamment rares pour faire parler les gens, même s’ils n’ont pas levé les yeux depuis mars.

Le look de ce soir

En ce moment ? Nous sommes bloqués en mode Waxing Gibbous.

D’ici samedi soir 30 mai, quatre-vingt-dix-neuf pour cent de ce visage gris sera illuminé. Le Daily Moon Guide de la NASA le qualifie de proche de la perfection. C’est proche, mais pas encore tout à fait. Vous n’avez pas besoin d’équipement pour le voir, juste une fenêtre décente et peut-être un peu de patience.

À l’œil nu, vous apercevrez la Mare Vaporum (la mer de vapeur) et la tache lumineuse d’Aristarque. Peut-être Mare Fecunditatis si la brume se dissipe. Passer aux jumelles ? Bien. Vous pouvez désormais observer Mare Frigoris et les montagnes déchiquetées des Apennins. N’oubliez pas le géant Clavius ​​Crater qui se profile près du bord.

Si vous avez un télescope et la patience de le sortir du garage, vous pouvez réellement voir où Apollo 12 et Apollo 17 ont garé leurs buggies lunaires. Vous pourriez même attraper Rima Ariadaeus, une rainure qui serpente à la surface.

Quand atteint-il son apogée ?

Demain soir, 31 mai, il se remplit enfin complètement. C’est votre date limite si vous voulez voir le drame dans son intégralité. Il y a deux Pleines Lunes en mai parce que les mois du calendrier sont rigides, mais pas la lune. Le cycle lunaire ne se soucie pas des résolutions du Nouvel An.

La mécanique

La NASA affirme que la Lune met 29,5 jours terrestres pour faire le tour de nous. C’est une boucle. Huit phases se répètent comme un disque collé, seul l’éclairage change. La même face pointe toujours vers la Terre, bien sûr, mais le Soleil la frappe sous des angles différents lorsque nous tournons.

Ce changement d’angle crée les formes que nous voyons. De minces éclats, des moitiés, puis la plaque brillante d’une Pleine Lune.

C’est juste de la géométrie, en fait.

  • Nouvelle Lune — Elle se situe entre la Terre et le Soleil. Nous voyons le côté obscur. Invisible, sauf s’il s’agit d’une éclipse.
  • Waxing Crescent — Un éclat de lumière s’insinue sur la droite. (Téléspectateurs de l’hémisphère Nord.)
  • Premier quartier — Demi-éclairé à droite. Cela ressemble exactement à ce qu’il est, à un quart du cycle, et non à la moitié.
  • Cire gibbeuse — Grossissement. Plus de la moitié, moins que la totalité.
  • Pleine Lune — Tout le visage brille. Luminosité maximale.
  • Waning Gibbous — La lumière commence à s’éloigner du bord droit.
  • Troisième trimestre — La moitié gauche s’allume maintenant. Une autre moitié, orientation opposée.
  • Waning Crescent — Un dernier ruban à gauche avant que les lumières ne s’éteignent complètement.

Pourquoi le suivons-nous de toute façon ? Peut-être simplement parce que chercher ne coûte rien. Et demain, au moins, il sera assez évident où chercher.