Skyline Smoke : Le Canada brûle pendant que nous regardons depuis l’orbite

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17 et 20 juillet

Vous n’avez pas besoin d’un télescope pour le voir.

Ou est-ce que vous ?

Chercher. Mais pas vraiment. Vous verriez juste une brume grise si vous êtes dans le nord-est. Mais si vous étiez là-haut, en orbite terrestre basse, regardant vers le bas ? On dirait que la carte a été tachée par un doigt sale.

Les incendies de forêt au Canada brûlent avec une violence qui semble presque préhistorique. Il y en a huit cent cinquante, selon le Centre interagences des pompiers de forêt. Huit. Cent. Et cinquante. La plupart d’entre eux ne sont pas contrôlés. Aucun d’eux n’est désolé. Ils ravagent le Manitoba, la Saskatchewan et l’Ontario sans se soucier des limites de propriété.

Le feu est mauvais. L’air est pire.

Smoke ne se soucie pas des frontières. Cela ne respecte pas la souveraineté. Ça dérive. Ça étouffe. Cela a rendu le ciel de New York « très malsain » jeudi. L’État a dû déclencher des protocoles d’urgence sur la qualité de l’air afin que les gens puissent respirer avec des masques. Imaginez vivre là où votre propre air a besoin d’un plan d’urgence.

“Très malsain.” C’est comme ça qu’ils l’appellent maintenant. Nous devrions être habitués à cela.

Cette photo particulière a été prise le 14 juillet par la NOAA-21. Le satellite utilise le VIIRS (les noms des instruments sont ennuyeux mais ils prennent de superbes photos) pour capturer la réalité visible et infrarouge de la situation. Ce que vous voyez n’est pas seulement un problème local. Vous voyez des panaches massifs se répandre du nord-ouest de l’Ontario vers les États-Unis, d’épais nuages ​​étouffant les forêts canadiennes. De fines volutes s’étendent au-delà de New York et traînent sur la côte atlantique.

C’est joli. C’est horrible. C’est une preuve indéniable.

Nous étudions cela depuis l’orbite car nous ne pouvons pas être partout à la fois. Les satellites nous donnent une vue d’ensemble. Littéralement. Ces données aident aujourd’hui les équipes de secours en cas de catastrophe. Mais il raconte aussi une histoire pour demain.

Et l’histoire est mauvaise.

Les activités humaines brûlent du charbon. Ils produisent de l’électricité à moindre coût. Ils réchauffent la planète. Une planète plus chaude signifie des saisons d’incendies de forêt plus longues et plus difficiles. Surtout dans les endroits déjà sujets aux incendies. Comme le Canada. Comme en ce moment.

Alors les satellites surveillent. Ils prennent une autre photo demain. Puis le lendemain. Ils continuent de regarder la fumée se propager parce que nous l’avons fait brûler aussi longtemps.

Où s’arrête-t-il ? Probablement pas à la frontière. Probablement pas à votre fenêtre.

Regardez simplement le ciel. Il change déjà de couleur.