Des fossiles anciens gâchent la chronologie des animaux

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Nous devrons peut-être réécrire le premier chapitre de la vie sur Terre. Encore.

De nouvelles roches canadiennes vieilles de 567 millions d’années suggèrent que des animaux complexes sont apparus plus tôt que prévu. Et pas seulement un peu plus tôt. Bien plus tôt.

Pendant longtemps, l’histoire s’est déroulée à peu près ainsi. Des trucs simples d’abord. Puis un coup. L’explosion cambrienne. Soudain, tous les groupes d’animaux de base sont apparus. Papillons, baleines, vers. Vous le nommez. Avant ça ? La période Édiacarienne. Un moment calme, soi-disant. Une crèche.

Ce récit vient de craquer.

“L’histoire des premiers animaux de la Terre… ajoute des informations cruciales.”
En fait, il le réécrit.

Le casse-tête de l’Édiacarien

Regardons les joueurs.

Il y a 635 à 538 millions d’années, les fonds marins abritaient des cinglés. Des choses au corps mou. Certaines ressemblaient à des crêpes. D’autres aiment les tubes souples enfoncés dans la boue. Nous les appelons les Édiacariens.

Voici le grand débat. Étaient-ils nos ancêtres ? Ou des impasses évolutives ? Des expériences ratées ?

Les paléontologues les divisent en trois « chapitres » en fonction de l’époque et de l’endroit où ils vivaient :
1. Avalon : Les vieux trucs. Eau profonde. Des formulaires simples.
2. Mer Blanche : Les trucs du milieu. Plus gros. Divers. Y compris Dickinsonia. Ce type ovale et côtelé. Cela ressemblait vraiment à un set de table matelassé.
3. Nama : Les nouveautés. Des obus ont commencé à apparaître. Pièces dures.

Le calendrier accepté ? Avalon disparaît. La mer Blanche commence il y a environ 560 à 550 millions d’années dans des eaux peu profondes.

Ouais. Cette partie est probablement fausse.

Eau profonde, mauvais endroit

Scott Evans et son équipe ont fait ce que font les bons paléontologues. Ils sont allés creuser. Plus précisément, les monts Mackenzie au Canada. Télécommande. Froid. Idéal pour cacher des secrets.

Ils y ont trouvé des fossiles. Corps en forme de fronde. Formes segmentées. Des choses qui ressemblent exactement aux créatures de l’assemblage de la Mer Blanche.

Le problème est.

Ces créatures de la mer Blanche étaient censées vivre dans des zones côtières peu profondes et chaudes. Les rocks canadiens ? Environnements de pente en eau profonde. Loin. Près de Laurentia (l’ancien morceau de terre qui est devenu l’Amérique du Nord).

Et la date ?

567-566 millions d’années.

Sept millions d’années avant la chronologie « classique » de la mer Blanche. Sept millions d’années, ce n’est rien en temps géologique, bien sûr. Mais pour une évolution précoce ? C’est une affaire énorme.

Un flou, pas une ligne

Cela change tout.

Tout d’abord, la géographie. Ces animaux n’étaient pas coincés dans un coin. Ils se sont répandus dans toute la Laurentie. Ils ont atteint les océans profonds.

Deuxièmement, le timing. La communauté de type Mer Blanche existait bien avant les sites célèbres de Russie ou d’Australie.

Troisièmement, l’environnement.

Les environnements contribuent à façonner la vie.

Nous avons toujours pensé que les eaux peu profondes étaient l’incubateur. Les endroits chaleureux et sécuritaires. Mais peut-être pas.

Ces fossiles des eaux profondes suggèrent le contraire. Peut-être que les profondeurs de l’océan en étaient le berceau. Écurie. Calme. Un endroit pour expérimenter avant de s’écraser dans les vagues peu profondes.

La frontière entre Avalon et la mer Blanche n’est pas une ligne. C’est flou.

Les nouvelles découvertes suggèrent un chevauchement. Des frondes de style Avalon et des animaux de style Mer Blanche ? Vivre ensemble. Dans le noir. Au fond.

Alors, la transition de l’Édiacarien au Cambrien était-elle une explosion soudaine ? Un basculement de commutateur ?

Probablement pas.

Cela semble plus progressif. Désordonné. Expansion écologique. Des animaux testent des formes. Essayer des mouvements. Voir ce qui a fonctionné sur le sol en terre battue.

L’évolution résout les problèmes

Considérez l’évolution comme une résolution de problèmes.

Un corps mou en eau peu profonde ? Vous êtes ballotté par les vagues. Changements de sédiments. La lumière frappe vos yeux. De gros défis.

Un corps mou en eau profonde ? Plus calme. Différents défis. Pression. Obscurité. La nourriture tombe d’en haut comme de la neige.

Différents problèmes engendrent différentes solutions. Ou le font-ils ?

C’est une évolution convergente. Oiseaux et chauves-souris. Totalement sans rapport. Même problème : décoller. Même solution : des ailes.

Peut-être que les mêmes solutions générales – tubes, frondes, feuilles aplaties – ont été essayées encore et encore. À plusieurs reprises. Alors que la vie testait les limites des fonds marins.

Nous avons l’habitude de considérer l’évolution comme un arbre qui se ramifie. Il s’agit peut-être davantage d’un maillage. Des motifs répétitifs. Terrains d’essai.

Les fossiles canadiens nous montrent que les « chapitres » n’ont pas été écrits à l’encre. Ils étaient écrits sur du sable.

Et le vent continue de changer.